SORTIE DU MERCREDI 16 MAI  2018 
Visite du « Potager du Roi » à Versailles
Visite de la « Maison Littéraire de Victor Hugo » à Bièvres

 

Après les Saints de Glace, les 38 participants ont retrouvé le beau temps avec un grand sourire.

A 10H00, deux guides nous attendaient au « Potager du Roi ». Après un aperçu historique de ce lieu (au pied de la statue de son créateur Jean-Baptiste de la Quintinie, à la demande de Louis XIV) nous sommes allés nous promener dans ce magnifique jardin. Avec compétence et beaucoup de gentillesse pour répondre à nos questions, notre guide nous a expliqué les nouvelles orientations adoptées pour l’entretenir. Les engrais et certains produits sont interdits. Il n’y a que 7 personnes et quelques bénévoles pour s’en occuper. C’est la boutique qui se charge de la commercialisation des récoltes.

Déjeuner classique dans un restaurant de Versailles.

Bièvres se trouve dans la Vallée de Chevreuse. Nous avons parcouru une très jolie région avant d’arriver à la « Maison Littéraire de V. Hugo ». Un petit château, un grand parc, un havre de calme. Nous avons été bien reçus par le responsable du lieu qui connaissait parfaitement l’œuvre de V. Hugo. Les pièces du Château sont transformées en « Musée » avec de nombreux documents.
Il y avait deux groupes, ce qui nous a permis de voir tranquillement le château et le parc.
L’après-midi se terminait par un charmant goûter « Aux feuillantines » dans une annexe du parc.

Ce fut une très belle sortie dont tous les participants se souviendront (même notre chauffeur Jean-Louis qui a eu bien du souci pour manœuvrer son car dans les routes étroites de Bièvres !).

 

texte rédigé par Odette Christofleau


Sortie Ministère de l'intérieur du 13 mars 2018



Sortie à Saumur et Fontevraud le 28 septembre 2017

Bien vaillants malgré l'heure précoce, 50 adhérents de l'UTLV s'embarquent dans un car pour une sortie concoctée par la commission histoire dont 5 de ses membres les accompagnent.

La première escale a lieu à Saumur ou plutôt dans les environs proches où s'est installé le célèbre Cadre Noir en 1974.

Tout d’abord, une hôtesse présente l’historique de cette institution puis dirige le groupe dans les installations où nous visitons les bâtiments autour de la grande cour : les écuries ( sur la porte de chaque box figurent l’année de naissance du cheval , son nom, celui de son éleveur , ses origines et son numéro d’enregistrement à l’école)  puis la  sellerie d’honneur avec harnais à la française héritage de la Renaissance . Le fonctionnement de l’école est expliqué et l’hôtesse répond à toutes les questions.

 

C’est en 1815 que Louis XVIII crée à Saumur l’Ecole d’instruction des troupes à cheval qui prendra le nom d’Ecole Royale de cavalerie . 2 manèges sont aménagés au centre de de la ville dans un beau bâtiment du XVIII ème siècle. Avec l’importance prise par  ses différentes missions , l’Etat décide d’installer  l’Ecole Nationale d’Equitation créée en 1972, dans des bâtiments plus grands sur les hauteurs de la ville. Le Cadre Noir est aujourd’hui le gardien de l’équitation de tradition  française, inscrite en 2011 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

 

Quelques chiffres « en vrac » : 130 hectares de superficie, 4 grandes écuries capables d’héberger plus de 300 chevaux , 7 manèges , 1 500 stagiaires ,  près de 180 personnes dont 35 enseignants , une cinquantaine de palefreniers (soigneurs, vétérinaires, maréchaux-ferrants) et du personnel technique et administratif, alimentation 4 fois par jour à raison de 9 kilos de graines , 6 000 tonnes de fumier , 15 000 fers posés chaque année, 18 ans âge moyen de la retraite : les chevaux sont vendus à un prix attractif (environ 1 000 euros) pour finir leur vie calmement, plus de 100 000 visiteurs par an. 

 

Véritables experts dans leur discipline, les écuyers transmettent un savoir technique et théorique de haut niveau dans les différentes disciplines (le dressage , le travail des allures ,le saut d’obstacles,  la compétition, le parcours complet…). Les chevaux sont en général de race de Selle Français et quelques anglo-arabes le plus souvent des mâles castrés, ils sont achetés à l’âge de 3 ans et dressés , vers 6 ans leur orientation définitive est décidée .

 

La découverte du Cadre Noir se termine dans le grand manège qui est complet (environ 1 700 spectateurs) pour une présentation équestre d’environ une heure, assurée et commentée par les écuyers du Cadre Noir  avec un fond musical . Nous admirons la qualité des reprises et du travail des dresseurs qui obtiennent de véritables prodiges de leurs chevaux qui semblent danser alors que chacun d’eux pèse environ 500 kilos. Les sauts portent des noms évocateurs : la courbette, la croupade et la cabriole.

 

Nous quittons Saumur pour aller déjeuner au restaurant La Gabelle à Parnay où nous dégustons avec plaisir un bon coq au vin et découvrons une spécialité locale les galipettes (gros champignons avec farce variée), le tout arrosé d’un Saumur Champigny bien sur…

 

Texte et photos Anne Pajou, photos du spectacle extraites du site Cadre Noir.

 

 

Après un petit arrêt en bord de Loire à Montsoreau, nous prenons la direction de Fontevraud sous un soleil éclatant.

 

 

 

Un peu d’histoire

 

C’est en 1101 que Robert d’Arbrissel établit à Fontevraud sa communauté religieuse dans un lieu où la terre est bonne et l’eau abondante : le nom même du lieu est celui d’une source « fons ebraldi », la fontaine d’Evrauld (Evrauld était, selon la légende, un bandit se cachant dans les forêts voisines).

 

Au début du XIIe siècle, les monastères féminins sont extrêmement rares en Anjou. Les femmes nobles affluent donc dans la communauté de Fontevraud qui a la particularité, dès son implantation, d’être double, c’est-à-dire, d’accueillir à la fois hommes et femmes. Robert d’Arbrissel parvient à faire admettre aux frères que cet ordre double soit l’un des rares d’Europe à être dirigé par une abbesse.

 

Avec l’appui de quelques grandes familles nobles dont la plus illustre est celle des comtes d’Anjou, les Plantagenêts, l’ordre fontevriste fait de rapides progrès. Fontevraud devient nécropole royale en 1189 à la mort d’Henri II Plantagenêt.

 

Après avoir connu un déclin à la fin de la guerre de Cent Ans, l’abbaye connaît une renaissance amplifiée par les abbesses de la famille Bourbon-Vendôme :

 

- Renée de Bourbon : abbesse à 22 ans en 1490

 

- Louise de Bourbon : nièce de Renée et fille de Fr de Bourbon et de Marie de Luxembourg

 

- Eléonore de Bourbon : nièce de Louise et tante du futur Henri IV

 

- Louise II de Bourbon-Lavedan : abbesse de 1611 à 1637

 

- Jeanne-Baptiste de Bourbon-Lavedan : grande prieure, abbesse de 1637 à 1670 et fille naturelle d’Henri IV

 

Lançant de grandes campagnes de travaux, elles marquent profondément de leur empreinte l’histoire et l’architecture de l’abbaye.

 

 

 

Au milieu du XVIIIe siècle, un logis particulier est édifié pour accueillir les quatre plus jeunes filles de Louis XV (l’une d’elles, Thérèse-Félicité, meurt en 1744 à l’âge de 8 ans).

 

Le décret révolutionnaire du 17 août 1792 ordonne aux religieuses d’abandonner leur couvent et l’abbaye est pillée.

 

Devenu bien national, l’ancienne abbaye sera transformée en prison centrale en octobre 1804. La centrale de Fontevraud sera, durant 150 ans, l’une des prisons les plus redoutées de France. Si la centrale est fermée en 1963, les derniers prisonniers participent aux travaux de restauration et ne quittent le prieuré de la Madeleine qu’en 1985. En 1975 fut créé le Centre Culturel de l’Ouest.

 

Actuellement, outre l’accueil des visiteurs, l’abbaye royale développe tout un programme de manifestations : conférences, concerts, résidences d’artistes, expositions, etc…

 

 

 

Le Grand-Moûtier

 

Ce grand monastère qui est le cœur même de l’abbaye de Fontevraud était réservé aux moniales. Sa superficie traduit le nombre important des sœurs qui y vivaient dès sa fondation. Construit selon le plan traditionnel bénédictin, il regroupe autour d’un vaste cloître, l’église au nord, la salle capitulaire et la salle de communauté à l’est, le réfectoire et les cuisines au sud (cuisines qui sont actuellement en réfection jusqu’en 2020), et enfin le bâtiment des converses et les communs (aujourd’hui disparus) à l’ouest.

Il n'a cessé de se transformer depuis le XII° siècle jusqu'à nos jours.

L'église abbatiale dédiée à Marie impressionne par ses dimensions (90m x15m), par son unité et la sobriété de son décor.

 

Dans la nef, parmi les images associées à Fontevraud, s'impose sans conteste celle des quatre souverains immortalisés par la sculpture médiévale:

 

 

- Henri II, roi d'Angleterre

 

- Aliénor d'aquitaine, son épouse, qui a été reine de France et reine d'Angleterre

 

- Richard Cœur de Lion, leur second fils

 

- Isabelle d'Angoulême, épouse de Jean sans Terre, frère de Richard.

 

Plus grandes que nature, ces quatre statues polychromes représentent les personnages couronnés gisant sur un lit de parade, conformément aux rites des funérailles royales. Les trois premières, de la fin du XII° siècle, sont en pierre et la dernière est en bois. Les liens étroits noués dès l'origine entre l'abbaye et la famille Plantagenêt expliquent la présence des ces illustres effigies à Fontevraud, à un moment où les grands lignages avaient coutume de se choisir une église comme nécropole.

 

 

 

Et c'est après la visite de ce haut lieu d'histoire que se termine notre journée, bien remplie mais très variée.

Nous rejoignons Vendôme vers 20H00.

 

 

 

 

Texte Catherine Dumont; photos Anne Pajou


Sortie à Loches le jeudi 8 juin 2017

En 1h20, les 39 participants étaient conduits dans la cité fortifiée de Loches, 7 000 habitants actuellement. La météo était prometteuse.


La conférencière nous attendait au pied du donjon de cette place forte bâtie par Foulque Nerra en 1000 pour se défendre contre "l'Anglais".

Une barbacane en forme d'as de pique, munie de canonnières y fut adjointe au XV° siècle pour parer aux progrès de l'artillerie. C'est ensuite, sous Louis XI, que ce lieu devint prison royale.

 

 

 

Dans un cachot, une cage reconstituée rétablit la vérité historique, malmenée depuis des siècles par des clichés colportés!! En fait, un homme pouvait s'y tenir debout, faire quelques pas et disposer d'un bassin d'aisances. Louis XI réservait ces cages aux traîtres.



Au terme d'une volée de marches (qui ne tentèrent pas tout le monde), on atteignit le bas du donjon où des galeries et cavités témoignent de l'importance des carrières.

Ces galeries faisaient l'objet de rondes régulières car il faut savoir que l'un des moyens de s'emparer d'une place forte consistait à exécuter un travail de sape souterraine pour envahir le donjon par les sous-sols.

Pas plus simple que l'assaut extérieur quand on voit la roche!

Notre groupe se dirigea ensuite vers la Collégiale Saint-Ours aux toitures en poivrières octogonales originales.


Après de multiples détours et renvois, le corps (indésirable!) d'Agnès Sorel, maîtresse royale qui donna 3 filles reconnues à Charles VII, y fut enterré. La suspicion d'empoisonnement au mercure fut levée récemment lorsqu'un chercheur releva des parasites intestinaux dans ses restes. A l'époque, ils étaient traités  au mercure. Il fut constaté en même temps que la Dame de Beauté s'épilait, outre le front comme ses contemporaines, aisselles et pubis...



En fin de matinée, le Logis royal, d'architecture gothique, nous attendait, hanté par Jeanne d'Arc, Agnès Sorel et Anne de Bretagne. Une exposition temporaire y réglait leur compte aux clichés sur le manque d'hygiène au Moyen Age et la condition des femmes en détaillant toutes leurs véritables occupations "professionnelles".

Un tableau montrait Anne de Bretagne peinte avec ses trois royaux maris: successivement Maximilien I° d'Autriche, Charles VIII puis Louis XII.

De la terrasse du Logis royal, un très beau panorama déroule les toitures et maisons harmonieuses de Loches.

Il faisait déjà 30° lorsque le restaurant La Gerbe d'Or nous accueillit, assoiffés.

Le déjeuner copieux et de qualité nous permit de reprendre des forces.

L'après-midi, notre guide nous conduisit dans la Galerie Saint Antoine.

 

 

Cette galerie, extension de l'église attenante, est particulièrement intéressante pour son retable et, surtout,les deux tableaux "du Caravage":


"L'incrédulité de Saint Thomas" et "La Cène à Emmaüs" sont-ils bien du Caravage?

Passons sur les tenants et les aboutissants de cette controverse; il semble qu'aujourd'hui celle-ci soit toujours d'actualité bien que la municipalité de Loches aime à pencher pour une réponse positive (et ainsi attire les curieux: jusqu'à 25 000 visiteurs chaque année...).

Ces 3 oeuvres viendraient de la collection de Philippe de Béthune (vu le blason retrouvé sur les oeuvres).

Puis nous découvrons la ville de Loches et ses ruelles jalonnées de magnifiques façades Renaissance, son hôtel de ville achevé en 1540 et les 2 portes d'entrée encore bien visibles aujourd'hui (il y en avait 4 autrefois): la porte Picois et la porte des Cordeliers.


Notre visite de la ville s'arrête dans un jardin public d'où nous avons une vue magnifique sur la collégiale et où nous réalisons l'habituelle photo de groupe.


Pour terminer sur une note sucrée, nous faisons une halte à la confiserie Hallard pour une initiation à la fabrication du sucre et des confiseries.

Certains réalisent des sucettes...qu'ils pourront déguster. Ah! les gourmands!

En montant dans le car, notre chauffeur distribue à chacun un petit paquet de berlingots, offert par les propriétaires de la confiserie, sans doute contents de notre passage.

Texte: Annette Peureux et Brigitte Daguise; photos: Anne Pajou


Sortie en Normandie les 3 et 4 avril 2017

Dans le cadre de la session sur les USA, cette sortie a permis à 25 adhérents de visiter les plages du débarquement et le Mont Saint Michel

Le 3  avril,à Arromanches

La visite a commencé par la découverte d'un film d'une durée de 20 minutes:"les 100 jours de Normandie" dans un cinéma circulaire:sur 9 écrans,des images exceptionnelles,provenant des archives des alliés,nous ont fait comprendre le déroulement de la terrible bataille qui a permis de libérer l'Europe , bataille au cours de laquelle de nombreux combattants et civils ont été tués.

Puis un bon déjeuner a été servi à l'hôtel de Normandie dans une salle au décor d'époque

Le musée d'Arromanches présente un plan de la bataille face à la Manche

Des maquettes du port artificiel livré "clés en mains" sont présentées par la guide qui laisse ensuite du temps libre pour...

...regarder les vitrines, les photographies et les armes ainsi que 2 films

Le passage à la boutique du musée est apprécié par de nombreux adhérents.

 

 

Vers 15H30 le car nous conduit en direction d'Omaha Beach pour s'arrêter à Colleville au cimetière américain,impressionnant avec ses 9 386 croix en marbre de Carrare.

Dans l'allée principale a été érigé un monument commémoratif précédé d'un bassin et de nombreuses plantations.

Les visiteurs,souvent émus,se promènent au milieu des travées,en silence;ils regardent les noms gravés ainsi que la date de la mort de tous ces combattants venus d'Amérique.


La soirée se passe calmement à l'hôtel à Granville où nous reprenons des forces pour le lendemain.


Le 4 avril, visite du Mont Saint Michel

Visite individuelle de l'abbaye réalisée grâce à un audio guide proposant un commentaire suffisamment clair et précis pour satisfaire toutes les curiosités.

L'histoire commence au VIII° siècle durant lequel est construit sur le Mont Tombe le premier sanctuaire dédié à l'archange Saint Michel.

L'abbaye prospère avec les Bénédictins qui y développent le pèlerinage.

C'est aussi une place forte militaire:ses remparts et fortifications sont impressionnants;ils ont résisté à plusieurs reprises aux assauts anglais.

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979,c'est un haut lieu du tourisme français même si les évènements récents et les grands travaux d'aménagement des abords lui ont fait perdre de la clientèle.


Sa rue principale est bordée de boutiques de souvenirs et de restaurants dont,bien sûr,celui de la Mère Poulard.

De l'extérieur,les gourmets peuvent admirer la fabrication de la célèbre omelette (blancs et jaunes battus séparément).


Vers 13H tout le monde se retrouve sur le nouveau pont passerelle d'où la vue est maintenant bien dégagée sur le Mont et la baie.

La navette nous ramène vers un restaurant tout proche:"La Ferme",dernière étape de notre séjour normand normand avant notre retour à Vendôme vers 19 heures.


Texte: Anne Pajou/Photos: Catherine Paris et Anne Pajou